D-DAY 2014

Cérémonie du 70ème anniversaire du 6 juin 1944 à Pont L'Abbé

Ils étaient deux-cent-cinquante enfants des écoles Jules Ferry et Saint Gabriel de Pont-l'Abbé à accompagner, en chansons et a capela, la cérémonie de commémoration du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie près du monument aux Morts au cimetière de Pont-l'Abbé ce vendredi 6 juin au matin. Accompagnés de leurs professeurs, les écoliers ont entonné le Chant du Jour Le Plus Long, mais aussi celui des Partisans et enfin la Marseillaise, ponctuant ainsi les différentes étapes du protocole.

Celui-ci a débuté par la mise en place des quelques vingt porte-drapeaux aux ordres de celui de la 1753ème section des Médaillés Militaires du Pays Bigouden porté par Raymond Mermet, ouvrant la voie aux élèves qui étaient, en tant que jeune génération, mis à l'honneur en ce jour particulier. Puis, Yves Le Bec,  de Pont-l'Abbé a pris la parole en s'adressant directement à ces enfants présents, pour leur rappeler que les libérateurs de la France ce 6 juin 1944 avaient sensiblement le même âge qu'eux aujourd'hui.

Par la suite, Jean Ferey, en tant que président de l'UBC  de Pont-l'Abbé  a lu le discours du Général américain Eisenhower le 6 juin 1944 et celui du Général britanique Montgomery.

Ensuite, ce sont les élus, en premier lieu le maire de la ville-centre - Thierry Mavic - qui a pris la parole en soulignant d'emblée "qu'en cet anniversaire du 6 juin 1944 nous nous souvenons que la Nation représente un symbole. Celui du premier pas, qui a conduit à la Libération de notre territoire." Rendant un hommage appuyé aux soldats, venus défendre "la liberté au point d'être disposés à lui faire le don suprême le plus cher : celui de leurs jeunes vies", Thierry Mavic a par la suite centré son discours sur le nécessaire devoir de mémoire collectif d'une Nation. Il a alors rendu hommage au travail des enseignants qui "doivent expliquer, faire comprendre, accompagner les jeunes esprits, leur dire que la barbarie a été possible au XXème siècle et qu'elle peut revenir au XXIème" faisant une allusion, à peine voilée, de la montée des extrêmes. En fin de discours, Thierry Mavic, en en appelant à la jeune génération, a rappelé toute l'importance d'une"conscience européenne" rempart contre le populisme. 
De la même façon, Annick Le Loch, députée, a rendu un hommage solennel aux jeunes combattants venus défendre notre liberté il y a 70 ans. Rejoignant Thierry Mavic, Annick Le Loch a souligné avec force l'importance d'une Europe unie pour lutter, aujourd'hui, contre la montée des extrêmes, rappelant la phrase du prix Nobel de la Paix en 1986, Elie Wiesel : "Quiconque oublie son passé est condamné à le revivre."

Le discours enregistré du Général de Gaulle le 6 juin 1944 a ensuite été écouté par le public présent, avant les traditionnels dépôts de gerbes au monument aux Morts et la minute de silence.

La cérémonie s'est clôturée avec le chant de la Marseillaise, reprise par les élèves, jeunes enfants décidement très présents au cours de cette commémoration, comme une façon de leur passer le flambeau du devoir de mémoire, afin de garantir ainsi le maintien de la paix et  la fraternité entre les peuples.

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